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09/11/2013

Il y a 90 ans...


Reste du reportage sur YT.

21/10/2013

La cagoule


18/10/2013

Surfer sur la vague FN

Le FN monte, et pour autant, la voie électorale continue de nous paraître bloquée. Quand bien même d'ailleurs, le FN parviendrait aux responsabilités (il faudrait encore attendre au moins jusque 2017, or nous n'attendrons pas jusque là), le résultat ne manquerait pas d'être décevant, tant les espoirs de changement sont grands.

Cela dit, cracher sur le FN et ses électeurs serait fort dangereux, quand on observe la cote de popularité et d'adhésion de Marine Le Pen et du FN au sein de la population. Le vote FN est l'assise sur laquelle peut reposer le consentement populaire au coup de force anti-bruxellois. Le système médiatico-politique en ostracisant le Front et ses électeurs, les pousse dans l'infréquentabilité, dans la partie sombre de l'échiquier politique. Grave erreur, car une population ostracisée et pointée du doigt saura soutenir un nouveau pouvoir qui la louera et la soutiendra.

Quant au FN, malgré son légalisme actuel, il parait peu crédible qu'il s'engage dans la défense de l'ancien régime européiste.

Il manquait encore un peu au coup de force sa légitimation, le consentement expliqué par Boutang, nous l'avons désormais.

 

Polioute

17/10/2013

Le Front National peut-il gagner ?

Le mot est lâché : le Front National est désormais le premier parti de France. Cette assertion basée sur une élection cantonnale partielle, et sur un sondage d'opinion n'a pas fait l'effet du bombe, comme cela aurait dû être le cas, à peine l'effet d'une grosse bulle de savon. Ce triomphalisme du FN est, à notre avis, arrivé un peu trop tôt. La pression sur le FN monte désormais, et s'il n'atteint qu'une bonne seconde place, l'échec sera cuisant. Les grands partis de l'UMPS font tout faire pour contrer cette montée.

Le PS étant disqualifié jusqu'à la prochaine alternance, c'est l'arrogant UMP qui a seul la capacité de nuire au FN, avec par exemple un retour surprise de Nicolas Sarkozy.

 

Mais malgré tout, malgré la droite décomplexée, le Front républicain, ancien pire ennemi du FN, est désormais son plus grand ami. Ce « front des petits copains » est la preuve éclatante aux yeux du peuple de la proximité illogique de l'UMP et du PS, ce qui ne peut que profiter au Front National.

 

Enfin, l'argument préféré de l'UMP consistant à accuser le vote FN de faire élire le PS, est déjà devenu potentiellement une arme retournée contre l'UMP, qui pourrait se retrouver par solidarité obligé d'appeler à voter PS au second tour de certaines municipales, décridibilisant à ses dépens cet argument, et crédibilisant considérablement la thèse de l'UMPS uni contre le seul opposant National.

 

Pour autant, la victoire électorale du FN est encore loin (une victoire aux élections législatives passe encore comme farfelue), trop loin pour compter dessus. Les obsédés du coup de force ne doivent pas attendre une quelconque victoire électorale, mais profiter du FN, surfer sur sa vague.

 

Polioute

16/10/2013

Le Front National est-il encore un parti sérieux ?

La prise de pouvoir au sein du FN par Marine Le Pen a amené un grand nombre de nationaux à partir en croisade contre le FN, tels Jérôme Bourbon et ses éditoriaux plus méchants envers le FN que ceux de l'Humanité, ou un Carl Lang rejetant le FN mais appelant à voter Nicolas Sarkozy au second tour, ou son candidat malheureux à Brignoles appelant à rapporter ses voix vers la candidate UMP-PS-EELV-PC-...

 

Le virage supposé sioniste du FN n'a pas fait très long feu, l'équipe dirigeante comprenant qu'elle avait davantage intérêt à courtiser le vote populaire, que le vote juif, qu'elle n'aura probablement jamais, malgré un combat contre l'islamisme digne des plus sionistes des Israëliens.

 

Le virage social, s'il s'exprime de façon trop étatique et simpliste à notre goût, a eu le mérite de rompre avec le crypto-libéralisme qui regnait au sein du Front, et que l'on retrouve désormais dans Rivarol et au PdF. Avec ce virage social, le FN acquiert la possibilité idéologique de devenir le seul et unique parti populaire de France, alliant les revendications sociales chères aux électeurs de gauche, la critique de l'assistanat focalisée sur les immigrés, qui convient plutôt bien aux électeurs populaires de droite.

 

Mais avouons-le, ce qui gêne ces nationaux, et on les comprend, ce sont les purges qui les ont touché directement. Ca ne nous réjouit pas de voir Collard prendre la place de Holeindre, mais là encore, une ligne plus radicale revient à l'assaut, entre Gollnisch, Jean-Marie Le Pen et sa très jolie petite-fille, aux dépens de Louis Alliot et Collard.

Le FN est-il encore un parti sérieux ? Probablement plus qu'avant. Mais on s'en fout. Parce que ce qui compte, c'est le chaos qui ressortira d'un succès même partiel du FN à l'avenir.

 Polioute

15/10/2013

Et si on laissait un peu les Antifas en liberté ?

Avant de revenir sur l'élection de Brignolles dès demain, une courte réflexion inspirée du livre Coup d'Etat de Luttwak.

 

Edward Luttwak, de façon très machiavelienne nous conseille pour la réussite durable du coup de force de laisser certains groupes politiques en liberté, des groupes qui font peur, que les gens n'aiment pas, et ce dans le but, d'apparaître comme la seule solution pour lutter contre ces groupes. Les gens craignant plus les antifas que nous, soutiendront le coup de force pour se protéger des Antifas.

 

En effet, quel meilleur groupe que les Antifas et leur cohorte de punks à chien dégueulasses pour répugner la population ? Une fois que les média arrêteront de ne pas les montrer dans les manifs (les médias ce sera nous), la population ne pourra que prendre peur. Et une fois cette grande foule acquise, on pourra réagir contre les Antifas, les emprisonner, les envoyer en Guyane, bref s'en débarasser gentiment.

 

La population nous remerciera de l'avoir délivrée des punks à chien.

 

Polioute

14/10/2013

Victoire du FN à Brignoles

La victoire hier soir du Front National à Brignolles, malgré le front républicain, n'est pas en soi quelque chose d'incroyable ni de très important, il ne s'agit que de l'élection d'un conseiller général, dans un canton dont les Français ignoraient l'existence il y a dix jours. Cependant, le battage médiatique autour de cette affaire, et la victoire finale du FN dans ce cas remet l'hypothèse légaliste du coup de force en ordre de marche. Peut-on gagner par les urnes ? Telle sera la question.

Polioute

11/10/2013

Ne pas neutraliser certains groupes politiques

« Il y a également certaines forces politiques qui ne doivent pas être neutralisées. Ce sont les groupes qui apparaissent comme extrémistes mais dont l'influence et la force réelles sont limités. En leur accordant une certaine liberté d'action, nous leur donnerons l'occasion de s'opposer à nous [les insurgés] et leur opposition aura deux avantages : (a) nous serons en mesure d'obtenir le soutien des groupes politiques qui les craignent plus eux, que nous ; (b) nous pourrons avancer et combattre d'autres groupes, après les avoir associés avec les extrémistes en question. Cela peut cependant être un jeu dangereux ; dans la situation confuse du coup, les extrémistes pourraient gagner en force et en soutien politique. »

 

Edward Luttwak

 

traduit approximativement.

10/10/2013

L'armée peut-elle bouger ?

Edouard Drumont l'a décrit en ce qui concerne la fin du XIXème siècle, l'armée française a eu durant cette période une capacité de mollesse incroyable. Alors que la population était monarchiste, l'assemblée, et l'armée aussi, aucun putsch n'eut lieu. Alors aujourd'hui, où rien n'est réuni, est-ce sérieux de rêver encore d'un coup de force. Il faut dire qu'à l'époque la pression était forte. Dans des circonstances aussi favorables à la Monarchie, faire un coup de force militaire pouvait apparaître comme une entreprise fort risquée, pour quelque chose qui pouvait finalement se faire sans eux.

On peut estimer, que tout le monde s'attendait à ce que son voisin se bouge pour restaurer la Monarchie.

Heureusement, à l'heure actuelle, les putschistes ne se pressent pas, et ont même tendance à être peu nombreux, de quoi laisser, à notre plus grand plaisir une bonne marge de manœuvre à ceux qui souhaitent réellement le faire.

 

L'armée est seule, personne ne lui dispute la place. C'est elle ou rien (enfin presque, il existe quelques alternatives, mais pas tellement). On lui déroule le tapis rouge. C'est à elle que revient la tâche de virer l'impopulaire Hollande, de nous faire rompre avec l'Union européenne qui nous mène à la ruine, de donner les moyens aux patriotes de reconstruire ce pays ravagé par des siècles de subversion.

 

L'armée peut bouger, elle doit bouger, et parce que le gouvernement lui en veut, nous l'espérons, elle bougera.

 

Polioute

09/10/2013

Toujours Drumont.

(...)

 

 

Ce mot [C'est pour demain], il est probable, qu'à moins de circonstances impossibles à prévoir, charrette ne le prononcera jamais. Ajoutons qu'il lui faudrait maintenant une énergie surhumaine pour le dire : il a conquis, sans avoir rien risqué, une gloire que les plus téméraires oseurs n'ont pas eue de leur vivant. Il aurait mené vingt ans la vie du Cabacilla, conspiré comme Fiesque, supporté dix fois la torture sans rien avouer comme Carmagnola, entrepris des expéditions de folle audace comme Garibaldi, passé trente-cinq ans dans les prisons après avoir été condamné cinq fois à mort comme Blanqui, attendu, le sourire aux lèvres, l'heure de son exécution comme Barbès, qu'on ne parlerait pas de lui en termes plus enthousiastes. Il jouit de ces honneurs modestement, et il mourra nonagénaire, dans l'attitude menaçante d'un homme qui est sur le point de s'insurger, en disant comme Delobelle : « Je ne renonce pas! »

 

Derrière le cercueil de cet homme paisible on entendra quelques zouaves pontificaux très âgés murmurer entre leurs dents l'appel farouche aux gars du Bocage :

 

Monsieur de charrette a dit à ceux de chez nous :

Levez-vous !

La chasse est ouverte contre les loups...

 

Il serait puéril de prétendre que si charrette n'a pas agi, c'est qu'il n'était pas assuré du succès. Ceci est un raisonnement de notaire ou d'homme d'affaires, ce n'est pas un raisonnement d'insurgé. Le propre de l'insurgé, au contraire, est de se lancer dans l'inconnu, de forcer violemment la main à la Destinée... Sans doute il est à la merci du hasard, mais il peut aussi être servi étrangement par ce hasard, il a des chances de renverser des gens pris à l'improviste et qui ne sont pas sur le même plan d'idées que lui ; il se heurte à des résistances imprévues, mais très souvent aussi, il rencontre des défaillances incroyables, des affaissements inouïs, des facilités à passer sur lesquelles il n'aurait pas osé compter ; une porte de bronze, derrière laquelle il devait y avoir des hommes prêts à se faire tuer jusqu'au dernier, se trouve être une porte de carton, et lorsqu'on l'a enfoncée en pressant dessus, on aperçoit un vieux concierge débonnaire qui vous dit : « Donnez-vous donc la peine d'entrer. » »

 

Edouard Drumont